Pour l’anecdote, selon l’ambassade française, il n’est plus obligatoire d’avoir un permis de séjour pour les citoyens français. Par contre, selon le consulat français, c’est obligatoire…
Ca n’aurait tenu qu’à moi, j’aurais parié sur l’ambassade et m’en serais donc passé. En effet, pour demander un permis de séjour, il faut aller dans l’office de l’immigration à Milan. Ca prend du temps d’y aller, c’est ouvert que la semaine, bref, une administration bien comme on les aime.
Mais non, ma boite, tenait à ce que je le fasse… Ca fait bientôt deux mois que je suis ici, et il a bien fallu tout ce temps pour obtenir tous les papiers nécessaires.
Si avoir perdu mon temps dans une administration ne m’enchante pas réellement, je pense que je peux cependant remercier ma boite pour avoir tout pris en charge… Petit récapitulatif de la journée…
Ce matin, je me lève un peu plus tôt que d’habitude. Moi et 4 autres français de la boite, on doit être à l’office de l’immigration à 9h. Premier remerciement à la boite, on n’a pas à s’en faire pour y aller, car ils nous ont réservé un taxi.
Vu que les routes sont très encombrées le matin, on doit partir assez tôt. Je suis le premier sur la liste, et le taxi passe me prendre à 7h30 chez moi.
Je me demandais ce qu’on aurait comme taxi pour pouvoir être à 5 passagers à l’intérieur, ben je suis pas déçu du voyage… Je me retrouve dans une Mercedes 7 places (modèle inconnu) qui est ma fois plutôt classe. Y’a des raffinements genre porte gobelet à l’arrière, ava, on va pas se plaindre…
On récupère tous les autres, mon camarade VIE puis les 3 autres français, que je n’avais jamais vu. C’est ça les sites trop grands…
Finalement, on arrive dans les temps. D’ailleurs, le taxi grand luxe, ça se paie, 85€ pour être précis. Vive les notes de frais…
On se fait déposer devant l’office vers 8h45, à temps pour le rendez-vous donc.
Oui, pour le rendez-vous… Ne vous y trompez pas, on n’a pas besoin de rendez-vous pour faire une demande de permis de séjour normalement. Non, on a rendez-vous avec notre avocat. Car la boite nous a payé un avocat, « pour qu’on perde moins de temps ».
Effectivement, en arrivant, une queue d’une bonne cinquantaine de personnes attend devant le bâtiment de pouvoir entrer. Et ils attendent seulement un ticket, y’en a d’autres à l’intérieur…
Un italien dans la queue nous demande alors si on est les français qu’il attend. Bingo, voilà notre avocat. Enfin nos avocats d’ailleurs, car ils sont deux en fait.
Effectivement, ils nous font gagner du temps. Premièrement, ils sont là depuis 8h du mat’ pour faire la queue à notre place… Donc naturellement, ils nous demandent de venir les rejoindre. Imaginez la scène… Plein de gens qui font la queue depuis un bon moment, et cinq connards qui vont à l’arrière, marmonnent « scusa, scusa », et grillent les quatre cinquièmes de la queue…
Je sais pas vous, mais moi j’imagine sans mal ce que j’aurais pensé si j’avais été dans la situation inverse. On n’était pas tellement fiers d’ailleurs, mais bon…
On finit par entrer et obtenir des tickets et des feuilles de renseignements à remplir. Une fois qu’on a tout rempli – avec l’aide de nos chers avocats – il reste encore une bonne heure d’attente.
Cette maudite administration ne dispose pas d’une seule machine à café. Pourtant, avec des gens qui patientent facilement 1h30-2h là dedans, c’est un moyen facile de se faire du pognon… On ressort donc pour aller dans un café. Nos avocats restent à l’intérieur « pour qu’on puisse re-rentrer ». Pas bien compris le pourquoi du comment, mais bon…
On abuse pas trop, et 30 min plus tard on revient à l’office. Bigre, un des deux avocats est toujours dans l’entrée, j’espère qu’il n’a pas attendu ici pendant 30 minutes…
Quoi qu’il en soit, ils n’ont pas l’air de nous en vouloir, p’tre que les deux cafés et croissants rapportés ont joué en notre faveur également, allez savoir ;-)
Finalement arrive notre tour… Un avocat vient au guichet avec moi et explique tout à la femme. Je sors les papiers prévus (carte d’identité, papier d’assurance, photocopies diverses, et j’en passe). J’ai tout vérifié la secrétaire, j’ai tout ce qu’il faut. Mais, naturellement, y’a un truc qui cloche…
Il s’avère que mon papier d’assurance ne comporte pas de signature. C’est très vrai, mais malheureusement l’original est comme ça, donc sur la photocopie, pas de miracle…
La femme tire un peu la gueule, et demande à voir ma carte bancaire « pour s’assurer que j’ai bien un moyen de subsistance ». Je lui donne, me disant que même en admettant que la photocopie de ma CB que je lui ai donnée puisse être fausse, je pense que la présence de l’avocat à mes côtés prouve que j’ai « un moyen de subsistance ». Mais bon…
Finalement elle ne fait pas trop d’histoires en trop, je me demande si sans l’avocat à côté j’aurais pas été renvoyé comme un malpropre. Merci à ma boite…
En sortant, nos avocats nous appellent un taxi, puis attendent avec nous qu’il arrive. Le temps de se faire déposer à la boite, il est 12h30. Effectivement, ça prend bien une demi-journée, et encore, avec des avocats pour accélérer tout ça …

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